mardi 26 janvier 2010

Soirée du 22 janvier 2010 - Université du Havre

Conférence-débat sur la réforme de la Formation Professionnelle Continue du vendredi 22 janvier 2010

Entre la loi du 24 novembre 2009 portant sur la réforme de la formation professionnelle, le contexte économique international de crise ou l’avènement de nouvelles méthodes d’apprentissage, cette nouvelle année s’annonce riche en changements.

Introduction par Stéphane LAUWICK, Directeur de la Formation Continue et du CFA de l'Université du Havre


Les étudiants et l’équipe pédagogique du Diplôme Universitaire « Gestion de la Formation Professionnelle »,vous proposent de les rejoindre le temps d’une soirée en compagnie de trois acteurs majeurs de la formation en Haute Normandie pour débattre et échanger ensemble sur le devenir de la formation.

Un public de spécialistes de la formation était venu suivre l'évènement


Nasreddine EL HAGE - Responsable pédagogique. Docteur d’Etat en Droit.Enseignant à l’Université du Havre.


« Le Diplôme Universitaire « Gestion de la Formation Professionnelle » permet à tout salarié ou demandeur d’emploi de suivre une action diplômante de niveau Bac + 3 afin de se qualifier pour être en mesure de répondre adéquatement aux besoins des entreprises en matière de formation professionnelle ».

« La formation professionnelle continue consiste à développer et à adapter les compétences précédemment acquises par un salarié ou un demandeur d’emploi soit dans le cadre de sa formation initiale, soit dans le cadre de son expérience professionnelle ou personnelle. Il s’agit de répondre à deux impératifs : l’impératif de tenir compte des exigences d’évolution de la carrière du salarié et l’impératif de satisfaire les besoins de bon fonctionnement et de développement de l’entreprise. Ces deux impératifs ne sont pas incompatibles, ils sont réciproquement complémentaires ».


Sébastien BRILHAULT, directeur d'un organisme de formation et enseignant à l'Université du Havre

"La formation professionnelle continue est un secteur récent de l'économie (depuis les années 1970) et quatre chiffres illustrent les volontés politiques de réforme de cette loi et l'immense chantier qui reste à accomplir:

- 10.2 % soit le taux de chômage en Haute Normandie

- une hausse de 4.5 % de la dépense en formation professionnelle continue

- 387 000 auto entrepreneurs en 2009

- 94.3 % des salariés n'ont jamais accédé au DIF"

Professeur des universités en Sciences de l’éducation à l’Université de Rouen.Responsable pédagogique du Master 2 professionnel « Métiers de la Formation ».

« Dans cette période où se met en place la réforme, quelles sont les questions vives posées à la fonction formation. Celle-ci se doit de relier et de traduire les contraires en vue de développer les compétences des personnes et des équipes, en favorisant les apprentissages et la production. Entre questions, impacts et risques, nous examinerons la fonction formation au travers du prisme de l’ingénierie ».

Directeur-adjoint du Travail. Responsable du service « Branches professionnelles et entreprises ». En charge du développement de l’anticipation et de l’accompagnement des mutations économiques avec les branches, organisations, filières professionnelles et les territoires. Intervenant en Master professionnel à l’Université de Rouen.

« Il fut un temps où, majoritairement, l’individu sortait de la formation en « sortant de l’école ». Le déficit global d’appétence à la formation professionnelle continue témoigne de ce que cet état d’esprit n’est pas encore réformé. Il convient d’assurer le passage vers la réalité de la formation tout au long de la vie et faire de la Formation Professionnelle Continue un investissement de l’entreprise et de l’individu ».

Richard LECOEUR, Président Régional de la Fédération de la Formation Professionnelle.

« Une loi qui vient heureusement compléter une première reforme inaboutie, et qui si elle est bien relayée au niveau des entreprise, devrait permettre, à terme, d’éviter la mise sur le marché de l’emploi de milliers de salariés considérés comme « inemployables ». Mais un dispositif qui ne résout pas la question fondamentale du financement du paritarisme en France ».



La soirée s'est terminée au restaurant le "Country Club " au Havre dans une salle dédiée à nos invités. Ce fut l'occasion d'échanger plus avant avec les intervenants.